Un travail à finir

Un travail à finir

Eric Todenne

Viviane Hamy

  • par (Libraire)
    3 avril 2018

    Lorsque la fille du lieutenant Andreani lui annonce qu'un vieillard est mort dans la maison de retraite dans laquelle elle travaille, le policier est étonné que le retraité n'ait pas de numéro de Sécurité Sociale. Sa mort qui à la base semblait être accidentelle pourrait bien être criminelle. Philippe Andreani et son collègue Couturier décident alors de mener l'enquête. Nos deux acolytes vont remonter le fil de l'Histoire, explorant les heures les plus sombres de la guerre d'Algérie.

    Comme dans les polars à l'ancienne, Andreani représente la figure du flic taciturne et solitaire, hanté par de vieux démons. Il fréquente un bistro dont le patron Pierre Timonier surnommé "le Grand Sérieux" est fan de philosophie, de jazz et de locutions latines.

    Avec certains traits d'humour, d'une écriture incisive et à l'aide d'une très bonne documentation historique, Eric Todenne mène son intrique d'une main de maître.


  • par (Libraire)
    22 mars 2018

    Conseillé par Guillaume T

    Un mort en maison de retraite : banal vous me direz. Quand il apparaît que celui-ci n'a pas de numéro de sécu et qu'il faut remonter à la guerre d'Algérie pour retrouver sa piste, cela devient nauséabond.
    C'est ce qui vient de tomber sur les épaules d'un flic Nancéen cacochyme et border line récemment mis à pied.
    Le bon côté vient de ses visites régulières au Grand Sérieux, restaurant pour le coup tout à fait réel , où il peut compter sur les bons plats et les bons mots du tenancier.

    A lire avant d'aller découvrir la carte d'une des meilleures adresses gustatives de Nancy.


  • par (Libraire)
    22 mars 2018

    Un très bon premier roman policier qui remue le passé depuis Nancy

    Un nouvel auteur, Eric Todenne, a réussi à piquer notre curiosité dès les premières pages de son premier polar paru chez Viviane Hamy il y a quelques jours.
    Mais peut-être devrais-je écrire « nouveaux auteurs » car il semble que ce roman ait été écrit à quatre mains.
    Quoiqu’il en soit, le duo de flics de la brigade criminelle de Nancy, le lieutenant Philippe Andreani et son coéquipier, Couturier, s’avère des plus sympathiques.
    Nous cueillons Andreani au réveil dans un état plus ou moins comateux ; il est suivi par une psy après avoir utilisé son arme à mauvais escient lors d’une mission de surveillance et se trouve en congé d’office jusqu’à ce que le médecin décide qu’il pourra reprendre le travail. Il n’en perd pas pour autant sa curiosité pour les cas louches et lorsque sa fille, en service civique dans un Ehpad, lui apprend qu’un résident est mort et qu’il n’avait pas de numéro de Sécurité sociale, cela lui semble tout de même fort étrange. Le cas se corse quand elle lui dit qu’il avait un numéro de code tatoué dans le cou. S’ensuit une enquête qui fera resurgir des histoires vieilles de 70 ans, liées à l’Algérie. Le duo va devoir plonger dans le passé et dans des dossiers qui ont une fâcheuse tendance à être classés « Secret Défense ».
    Que ce soit du côté des personnages principaux ou secondaires, tous crédibles et attachants, ou du côté de l’enquête elle-même, les auteurs ont su donner une âme à leur histoire. Andreani, grand amateur de jazz (un hommage à Harry Bosch ?), reste le personnage central que l’on aura beaucoup de plaisir à retrouver, on l’espère, très prochainement…