Ici n'est plus ici

Ici n'est plus ici

Tommy Orange

Albin Michel

  • par (Libraire)
    28 septembre 2019

    Un roman indien de l’Amérique d’aujourd’hui. Tour à tour tendre ou douloureux, ce roman aborde les thèmes de l’identité et de la mémoire à travers une multitude de personnages qui convergeront au grand Pow-Wow de la ville, pour renouer avec la culture des leurs.


  • par (Libraire)
    9 septembre 2019

    Coup de coeur de Rémi

    Tout commence par un prologue coup-de-poing sur l'histoire sanglante des amérindiens, histoire de rappeler de quoi qu'on parle, et d'appeler un chat un chat et un génocide un génocide.

    Puis, vient notre époque. Assez vite. Et Tommy Orange, qui ne s'excuse pas d'être descendant d'autochtones, dresse le portrait d'une galaxie d'indiens d'aujourd'hui, avec leurs déboires, leurs misères, leurs pertes de repères, tout en faisant l'inventaire, finalement, de "ce qui reste" : les pow-wows, quelques contes et légendes, des trucs qui se refilent de génération en génération...
    Pas grand chose, en somme, mais ce qui est rare est cher.

    Le roman se lit comme un diesel qui accèlère sur la deuxième partie, lorsqu'on comprend vite que nos personnages épars seront les acteurs d'un immense pow-wow, sur lequel plane une inquiétante menace.

    Si le style oscille entre le bon et l'excellent, si la construction du roman très à l'américaine (galerie de portraits convergeant vers une fin en apothéose) reste assez convenue, Tommy Orange emporte l'adhésion avec la puissance de ses personnages, et l'infinie compassion qu'ils nous inspirent !

    Vraiment très bon !


  • par (Libraire)
    8 septembre 2019

    Des racines et des plumes

    Un premier roman saisissant !! Douze personnages citadins, tous descendants d'indiens autochtones. Entre difficultés d'assimilation et tentatives de reconnection à leur culture primordiale, Tommy Orange dresse le portrait d'une Amérique silencieuse, qui le temps d'un Pow Pow, une cérémonie rituelle, va tenter de retrouver sa gloire d'antan.


  • par (Libraire)
    6 septembre 2019

    Gros coup de cœur !

    Les voix d'une dizaine d'Amérindiens d'Oakland se mêlent dans ce roman choral magnifique.

    Instantanés de vies d'Indiens urbains, générations nées en ville, "plus habituées au bruit d'une voie express qu'à celui des rivières"...

    Le propos de Tommy Orane et son rejet de la "triste silhouette indienne soumise" est passionnant, les personnages sublimes et le récit d'une dureté qui n'enlève rien à sa poésie.


  • par (Libraire)
    3 septembre 2019

    Nouveau venu sur la scène littéraire américaine, Tommy Orange est une belle surprise de la Rentrée Littéraire. Dans un roman choral, à douze voix, il nous dépeint la vie de la communauté Amérindienne d'Oakland, déjouant ainsi tous les stéréotypes classiques.
    Indiens citadins comme 70 % de la population indienne d'aujourd'hui, ces personnages n’échappent pas cependant au misérabilisme des grandes métropoles. Pour bien d'entre eux, la violence est au cœur de leur vie, la mort aussi. Et la question de l'identité est en chacun d'eux. Aucun ne se connaissent ou presque pas mais tous convergent vers le Pow Wow, une réunion inter-tribal où chaque tribu apporte avec elle ses traditions. Symbole d'unification, ce Pow Wow est aussi un moment de purification. Mais le sera t-il pour l'ensemble de nos personnages ?
    Livre militant, Tommy Orange prend le pari de redonner voix aux Indiens urbains, si peu présents dans l'histoire Américaine. Profond et poétique, Ici n'est plus Ici est un formidable livre sur la question de la mémoire et la transcription de l'Histoire. Belle lecture


  • par (Libraire)
    31 août 2019

    Coup de coeur d'Evelyne

    Saviez vous que certains Indiens d'Amérique n'ont jamais vu une réserve ou un cheval ? Mais alors, que signifie être Amérindien aujourd'hui ? Dans ce fabuleux et accrocheur premier roman, Tommy Orange bat en brèche nos idées reçues et nous parle de la culture amérindienne actuelle et urbaine, sans occulter les problèmes récurrents des Amérindiens aux Etats Unis. Une vision différente, une construction narrative prenante et une plume nouvelle !


  • par (Libraire)
    31 août 2019

    Douze voix puissantes

    Comment être au monde lorsque les racines ont brûlé, lorsqu'il n'y a "plus d'ici" et aucun ailleurs ? Nouveau prodige des lettres amérindiennes, Tommy Orange place sa quête en milieu urbain, au contact de générations privées de lien avec la terre et la communauté. Douze voix puissantes pour dire l'indianité moderne, et un grand roman sur l'Amérique métissée, sa rage et ses espoirs.


  • par (Libraire)
    30 août 2019

    Coup de coeur

    Oakland, 12 autochtones vont participer à un PowWow. Ils n'y vont pas tous pour les mêmes raisons et tout va partir en vrille, mais l'essentiel est ailleurs. La culture amérindienne contemporaine est coeur du livre, Tommy Orange dépoussière le folklore pour une proposer une fresque réaliste époustouflante. D'une puissance littéraire hors norme, dégageant une rage inouï, le premier roman de Tommy Orange est à mettre entre toutes les mains.


  • par (Libraire)
    28 août 2019

    Douze voix d’amérindiens, douze histoires de vie différentes mais liées par un même rendez-vous : un grand pow-wow à Oakland. Maintenus dans l’assistanat et le désespoir par les autorités américaines, ces indiens « citadins » sont confrontés à la violence, à la pauvreté, aux abus, à l’alcoolisme et autres dépendances.
    Dans ce roman choral puissant, Tommy Orange montre très bien la difficulté de vivre entre tradition et modernité, ou comment prendre toute sa place dans la société américaine contemporaine sans jamais renoncer à ses racines.


  • par (Libraire)
    24 août 2019

    Ici n’est plus ici est à la fois comme un tambour dont la résonance reste longtemps en nous, comme la puissance d’un chant ancestral qui vous remue les tripes, comme un tag poétique violemment posé sur un mur bétonné.

    Tommy Orange donne le ton dès la première page : le parallèle, effarant et terriblement à propos, entre cette mire à tête d’Indien qui persista sur tous les écrans américains jusqu’à la fin des années 70 et la décapitation du grand chef Metacomet dont la tête fut plantée sur une lance et exhibée vingt-cinq années durant. Voilà ce qu’est l »héritage Indien, l’héritage d’un génocide.

    Ici n’est plus ici (traduction essentielle de Stéphane Roques) ne fait ni dans la dentelle colonialiste ni dans le romantisme des Premières Nations.

    Ce roman est une histoire construite par douze personnages, femmes et hommes, qui tissent entre eux un lien. Ils nous font revenir sur leurs douleurs physiques ou psychologiques, leurs violences subies ou rendues, leurs failles, leurs désobéissances, leurs luttes.

    Dans ce roman ultra contemporain, Orange nous raconte la sédentarisation, l’ostracisation,l’alcoolisme, la perdition, les massacres, mais aussi l’espérance, le pardon, la filiation, l’amour.

    Avec une plume d’une rare intensité, Tommy Orange nous dit au travers de ses personnages, ce que peut vouloir dire être « Indien » aujourd’hui, dans cette société américaine: devoir se fondre dans cette masse urbaine, se laisser parfois réveiller ou surprendre par d’anciens héritages, d’anciennes blessures, essayer de trouver un sens à cette existence d’effacé(e)s et de disparu(e)s.

    Douze destins se rejoignent donc pour un pow-wow, une célébration amérindienne de ce qui fut et persiste à être, à l’ombre d’un grand stade et non plus de sequoias. Douze personnages sédentaires solitaires qui se retrouvent pour éprouver leur héritage, chacun(e) à sa manière, ici, ailleurs, partout et nulle part.

    Voici un roman d’un grâce fulgurante, véritable coup au cœur.

    Fanny


  • par (Libraire)
    24 août 2019

    Indiens urbains

    Quelle force ! Quelle puissance ! Il se dégage de ce roman choral une vraie voix, un talent littéraire incontournable ! Tommy Orange nous présente une douzaine de personnages, des amérindiens d’aujourd’hui, qui vivent en ville, à Oakland. Chaque chapitre pourrait s’apparenter à une nouvelle, mais petit à petit, les liens se font, les histoires se croisent et semblent converger vers un même événement : un pow-wow qui vient clore d’une admirable manière un roman ambitieux. On ne peut s’empêcher de penser à Sherman Alexie, Louise Erdrich, ou encore David Treuer, autant d’influences que Tommy Orange revendique et dont il se fait le digne héritier !


  • par (Libraire)
    22 août 2019

    Pow Woaw !

    Voilà un très bon roman audacieux qui nous parle des indiens d'Amérique du 21e siècle de façon authentique ! Car lorsqu'on vous dit "indien d’Amérique", on pense évidement aux plumes, aux coiffes, aux totems, aux rituels... oui certes. Mais ça c'était avant le massacre des envahisseurs européens.

    Ce roman à plusieurs voix décrit avec justesse la misère d'un peuple coincé entre deux mondes. Car "être indien" aujourd'hui c'est avant tout survivre au racisme quotidien, à la violence, aux addictions tout en conservant son identité. Dès lors, on découvre les portraits de ces "indiens urbains" comme les appelle l'auteur : des jeunes et des moins jeunes, pas toujours aux faits de leurs origines qui tentent de renouer avec leur culture, leurs traditions afin de se forger un avenir, néanmoins pas toujours honorable. C'est ainsi que chaque année ils préparent de grands rassemblements nommés Pow-Wow


  • par (Libraire)
    21 août 2019

    Douze voix qui disent la condition des Amérindiens à l'ombre des immeubles d'Oakland. Tel un drame antique, Tommy Orange orchestre un récit choral menant à l'inéluctable. Un récit saisissant, lyrique et rageur.


  • par (Libraire)
    18 août 2019

    Le premier roman de Tommy Orange , membre inscrit des tribus Cheyennes et Arapaho d’Oklahoma, est un récit coup de poing d’une sincérité absolue, mordant et déchirant, qui ne manquera pas d'être couvert d’éloges lors de la rentrée littéraire.
    Que faut il pour être considéré comme un Amérindien ? On pourrait croire que la réponse est évidente : être reconnu par le gouvernement des Etats Unis comme appartenant aux 500 tribus recensées au niveau fédéral ? Mais demandez à une personne autochtone ce que cela signifie d’être « indien » est une question bien plus personnelle, bien plus complexe et plus humaine.
    Tommy Orange tisse entre présent et passé le portrait de douze personnages tous unis par diverses formes de lutte avec leur identité et dont le destin converge vers le grand Pow-wow d’Oakland.
    « Ici n’est plus ici » est un roman indispensable et poignant sur une communauté ignorée et invisible qui peine à survivre dans une société moderne définie par les blancs et qui tente néanmoins de préserver quelque chose de la culture que ces mêmes blancs ont effacée.
    On est loin des réserves et des stéréotypes tristes et affligeants ; exclusivement urbains, les personnages tentent de revendiquer des origines qu’ils ignorent, car apprendre des choses sur ses origines est un privilège dont ils ont été privé. L’alcool et la drogue les aident à supporter un manque impossible à combler mais la plaie ouverte par les blancs n’est pas soignée et s’infecte peu à peu.
    Dans un style d’écriture extrêmement intime, Tommy Orange signe un roman magnifique plein de colère et de rage sur la survie et la résilience ; un récit subtil d’une grande profondeur sur la dislocation de l’identité.
    A lire absolument !


  • par (Libraire)
    13 août 2019

    Remarquable

    Tommy Orange construit son premier roman comme une toile d’araignée où plusieurs personnages évoquent leur condition d’Amérindien dans une ville parsemée de pauvreté, d’incertitude et d’injustice. Il fait résonner ces fantômes indiens et leurs us et coutumes à des voix contemporaines qui se battent au jour le jour pour construire leur avenir. À l’occasion d’un grand Pow-wow (rassemblement de différentes ethnies amérindiennes pour célébrer leurs ancêtres), ces différentes voix vont être liées malgré elle. Ce roman choral rempli d’humanité et de détresse, d’insouciance et de fatalité, nous met à rude épreuve tant la tension est palpable et tant ses personnages vous hantent à l’image des légendes indiennes encore très présentes dans la société américaine. Une œuvre à l’image d’un chant incantatoire pouvant aussi faire figure de pamphlet ethnologique d’une société en perdition. Remarquable.