Le rire des déesses

Ananda Devi

Grasset

  • par (Libraire)
    27 septembre 2021

    Une ode aux femmes qu'on refuse de voir

    Ethnologue, Ananda Devi Nirsimloo tient pour cette rentrée littéraire à nous raconter la vie des hijras, des prostituées et de leurs enfants en marge de la société, dans une ruelle indienne. On découvre ainsi Veena, qui a donné la vie à une enfant qu'elle ne sait pas aimer. Toutefois, cette dernière grandit, observe, écoute et apprend de la vie des femmes qui l'entourent. Alors qu'elle est âgée de seulement dix ans, un homme de dieu qui ne croit véritablement qu'en lui même pose son regard sur elle, et décide de la faire sienne. C'est sans compter sur les femmes de la Ruelle. Un conte moderne et féministe qui donne à lire les déesses qu'on refuse de voir.


  • par (Libraire)
    26 septembre 2021

    Une ode aux femmes qu'on refuse de voir

    Ethnologue, Ananda Devi Nirsimloo tient pour cette rentrée à nous raconter la vie des hijras, des prostituées et de leurs enfants en marge de la société, dans une ruelle indienne. On découvre ainsi Veena, qui a donné la vie à une enfant qu’elle ne sait pas aimer. Toutefois, cette dernière grandit, observe, écoute et apprend de la vie des femmes qui l’entourent. Alors qu’elle est âgée de seulement dix ans, un homme de dieu qui ne croit véritablement qu’en lui même pose son regard sur elle, et décide de la faire sienne. C'est sans compter sur les femmes de la Ruelle.
    Un conte moderne et féministe qui donne à lire les déesses qu’on refuse de voir.


  • par (Libraire)
    17 septembre 2021

    hommage aux femmes indiennes

    Veena vit avec sa fille dans la ruelle, quartier d'une ville pauvre de l'Inde. Un homme vient la voir régulièrement et enlève sa petite fille Chinti. Il veut sauver cette enfant et la sortir de sa condition. Il l'emmène dans son palais et la traite comme une princesse, tout le monde le considère comme un dieu mais très vite le malaise s'installe et le bienfaiteur n'est pas aussi bon qu'on le dit. Les femmes du village décident alors de récupérer Chinti. Un roman très fort sur la condition des femmes en Inde, ainsi que sur tous les laissés pour compte qui brisent le silence pour faire entendre leur voix. Ananda Devi signe un texte poétique et lumineux, à découvrir d'urgence.


  • par (Libraire)
    1 septembre 2021

    Dans la Ruelle, quartier des prostitués d'une ville d'Inde, des êtres survivent dans une société fermée. Ananda Devi, d'une langue puissante et organique, délivre ces corps d'une réalité tragique en leur offrant la force d'une fourmi...
    On dit du rire qu'il est contagieux, celui des déesses s'entend avec éclat et se diffuse dans les oreilles d'un lecteur enchanté.


  • 1 septembre 2021

    Un sari pour un sourire

    Portraits de femmes vivant à La Ruelle, quartier pauvre de l’Inde.
    Veena se bat pour survivre dans une communauté de prostituées, mère de Chianti, 10 ans.
    Sadhana est transsexuelle, mystifiée et pestiférée vivant recluse.

    Chinti, secrète et observatrice, assiste invisible au langage des corps et de la chair. Elle est l’enfant protégée de ces femmes auxquelles elle apporte le rire et la lumière dans une existence qui n’invite pas à sourire mais juste à encaisser dans la misère et sans aucune légitimité

    Chinti est emmenée par Shivnath, homme de dieu persuadé de sa supériorité, et passe de l’enfer de la rue au paradis du confort. Fou d’elle, il décide de faire de cette « petite fourmi » sa déesse et de la consacrer loin de la pauvreté.

    Ananda Devi dresse un tableau méthodique et hyper réaliste de la vie en Inde et décortique les sentiments avec poésie.
    Elle insuffle dans son récit la révolte et la colère face à l’impuissance de ces femmes, à l’hypocrisie et l’absurdité d’une société patriarcale qui rachète ses péchés commodément.
    Elle nous guide vers une fin surprenante, pied de nez à la grandeur masculine.


  • par (Libraire)
    31 août 2021

    Conseillé par Sophie et Bernadette, lectrices de la librairie Gibier

    Magnifique roman, puissant, poignant, oppressant mais captivant !
    Le lecteur évolue dans les bas-fonds de la prostitution en Inde en passant par la transsexualité et la pédophilie. Les mots sont durs, voire crus mais justes. C'est beau, prenant, c'est poignant, le style est fluide et poétique. Chinti, cette petite fille de prostituée, nous prend pas la main et ne nous lâche plus jusqu'à la fin (Chinti en hindi signifie "fourmi", et elle s'insère en vous de façon discrète et délicate).
    Un vrai coup de cœur (mais attention aux âmes sensibles) !


  • par (Libraire)
    28 août 2021

    Si vous ne connaissez pas Ananda Devi, il va vraiment falloir y aller

    Ananda Devi n'aime rien de plus que de nous mettre face à notre société, sans prendre de gants, avec une puissance littéraire absolument hors norme. Une fois de plus elle aborde un sujet difficile, la pédophilie, la prostitution, et l'impunité au sein d'une société indienne extrêmement hiérarchisée.

    Attaquez-vous à ce texte alternant brillamment entre une ruelle poisseuse et oppressante et des personnages en colère, d'une force immense à les rendre solaires. Aucun des textes d'Ananda Devi ne m'a laissé indemne, parce qu'elle parle du pire dans une beauté immense. J'aime profondément cette autrice à part.

    Ronan


  • par (Libraire)
    25 août 2021

    Coup de coeur Aurore

    "l'homme écarte le rideau et contemple le petit corps endormi, nu dans la chaleur épaissie par les fumées de l'encens (...) Il avance enfin la main pour toucher le dos soyeux. Il sourit avec tendresse en constatant que sa main recouvre entièrement le torse étroit.
    - Petite Fourmi ... murmure-t-il "

    Vous êtes mal à l'aise ? ... Non ? ... Et si je vous disais que l'homme dont on parle est Shivnath, un homme de Dieu, un homme mûr et que l'enfant (car oui c'est bien une enfant) dont il est amoureux est Chinti, fille d'une prostituée, et qu'elle a dix ans ?... Là vous commencez à sentir le malaise ....

    Un roman coup de poing qui nous fait voyager en Inde, mais pas l'Inde des touristes.
    Et plus précisément dans la Ruelle. Ce lieu où les femmes tentent de vivre, ou survivre, en vendant leurs corps aux hommes de toutes sortes, y compris aux hommes comme Shivnath, considéré comme un dieu par ses pairs. La ruelle c'est aussi ce lieu où vivent les hijras, ces transsexuels que la société ignore et méprise.

    Un roman engagé, féministe, évoquant avec brutalité, et aussi avec poésie, des sujets d'actualité : la place des femmes et transsexuels, la domination masculine, la place de la religion, ...

    Mais dans l'âpreté du propos, dans la misère et l'horreur on entend un bruit, un cri, voire même des rires, celui de femmes, de sœurs : le rire des déesses.