Perspective(s)

Laurent Binet

Grasset

  • Conseillé par (Libraire)
    24 août 2023

    Coup de coeur de Rémi

    Laurent Binet s'est lancé dans un projet a priori casse-gueule : un genre de polar, en pleine Renaissance italienne, à la narration menée exclusivement par les échanges de lettres des différents protagonistes. Le résultat est fascinant.

    Il arrive à tenir sa vingtaine de personnages dont les courriers s'entrecroisent, avec autant de styles collant aux traits de chacun. Le résultat est virtuose, et, suprême surprise, haletant.

    Le tout avec un bouquin qui se coltine un bon morceau d'Histoire de l'Art au cœur de la Renaissance italienne.
    Génial !


  • Conseillé par
    23 janvier 2024

    peinture

    De l’auteur, j’avais aimé La septième fonction du langage, HHhH et détesté Civilisations.

    J’entrais donc dans ma lecture à petits pas.

    J’ai dévoré ce roman le temps d’un après-midi qui m’a fait vivre à Florence en 1557 lorsque Pontormo peignait l’intérieur de la Basilique de la ville.

    J’ai lu avec passion les correspondances que s’échangent Michel-Ange et Vasari, Maria et sa tante Catherine de Médicis, mais aussi le Duc de Florence et le père de son futur gendre Hercule d’Este.

    Vous ne connaissez pas tout ce petit monde ? Rassurez-vous moi non plus avant de commencer ma lecture.

    J’ai découvert les guelfes et les gibelins qui se livraient une guerre continuelle dont personne n’a retenu les causes.

    J’ai découvert la doctrine du frère Jérôme Savonarole qui a dirigé un régime théocratique dans la ville de Florence au XVe siècle.

    Je ne connaissais pas le pape Paul IV et sa détestation de la représentation du corps nu.

    Le nom de Benvenuto Cellini n’évoquait pour moi qu’un opéra de Berlioz, c’était également un orfèvre florentin.

    J’ai découvert le poème My last Duchess de Robert Browning à propos de la mort de sa femme Lucrèce de Médicis trois ans après leur mariage.

    Une lecture instructive et dépaysante.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des personnages annexe comme le broyeur de couleurs ou l’amant de Maria qui apportent de la vie au récit des faits et gestes des Grands Hommes.


  • Conseillé par (Libraire)
    1 septembre 2023

    Un thriller à la Renaissance

    Florence, XVIème siècle, le peintre Pontormo est retrouvé mort devant sa fresque à San Lorenzo. Assassiné ?
    L'enquête nous tient en haleine dans ce roman épistolaire remarquable au goût du "Nom de la rose" ! De plus, nous assistons à la fuite de Maria, la fille du maître de Florence, Cosimo. Michel-Ange intervient dans ce mystère et nous dit que la perspective permet de voir l'infini, de le comprendre et le sentir et révolutionne la peinture.
    Magnifique histoire prenante et érudite sur les artistes de l'époque et les manigances du pouvoir et du pape.


  • Conseillé par
    17 août 2023

    Rentrée littéraire 2023
    Prenant autant de plaisir, semble-t-il, à balader son lecteur que celui-ci en a à la découverte de Perspective(s), Laurent Binet prouve, s’il le fallait encore, son talent véritable et aussi sa capacité à renouveler son art avec énormément de brio ! Un grand plaisir de lecture !
    Suite de la chronique illustrée ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2023/08/17/laurent-binet-perspectives/


  • 16 août 2023

    Un polar historique épique aux cœur de la Renaissance italienne

    Florence, 1557, le peintre Pontormo est retrouvé mort, assassiné dans l'église San Lorenzo, au pied d'une fresque à laquelle il travaillait depuis 11 ans. Cosimo de Médicis, le Duc de Florence, charge alors Vasari, un artiste, historien de l'art et accessoirement son homme à tout faire, de résoudre l'énigme. L'Italie d'alors est la scène de multiples enjeux et les mobiles et les suspects ne manquent pas. Laurent Binet nous offre avec "Perspective(s)" un polar historique épique aux cœurs de la Renaissance italienne en pleine ébullition.