Magali S.

La ville brûle

17,00
par (Libraire)
31 août 2021

Une douce parenthèse

Ressac, c'était juste ce qu'il vous faut pour vous accorder une parenthèse. Dans son roman Ressac, Diglee nous raconte avec pudeur, simplicité et poésie son besoin de souffler, de s'éloigner de son environnement familial cataclysmique, mais aussi de son addiction aux réseaux sociaux, si essentiels dans son métier mais qui lui pourrissent clairement la vie.
En lisant son roman, vous aurez le sentiment d'appuyer sur le bouton pause. De prendre une grande inspiration, et d'expirer calmement. Enfin. Et qui sait, peut-être aurez-vous envie, vous aussi, de mettre les voiles, de prendre le large, de répondre à l'appel de ce besoin de solitude et de recueillement, vous savez, ce besoin qui monte mais que vous balayez à chaque fois d'un simple revers de la main et que vous refoulez bien loin dans un coin de votre tête ?

par (Libraire)
31 août 2021

Superbe histoire familiale

En apparence tout va bien dans la vie de Mona. Son mari est extraordinaire avec elle. Pourtant, quand elle rencontre Vincent, un barrage s'effondre et elle s'autorise enfin à remonter le fil douloureux de ses souvenirs.
Le roman devient alors la mémoire de cette famille sur plusieurs générations, depuis la Tunisie des années 60. Déracinement, humiliation et peur de manquer vont peu à peu user les parents de la narratrice jusqu'à devenir cette famille brisée, dont les contours vont se définir par la tyrannie du père et l'effacement de la mère.
Une réussite pour cette poignante histoire de famille dysfonctionnelle.

Christine Montalbetti

P.O.L.

20,00
par (Libraire)
31 août 2021

Une expérience de lecture à part

Dans ce roman choral, il sera question de plusieurs personnages, tous reliés par un incroyable fil. On passe d'un personnage à un autre sans aucune autre transition qu'un objet de pensée commun. Sautez une page et vous êtes foutu de chez foutu!
Le style de Montalbetti est travaillé au microscope, elle a un sens inouï de la description des petits tumultes intérieurs, mais aussi du décor. Elle zoome, décortique, sonde avec esprit et un humour certain, installe une connivence avec le lecteur et le prend à parti. En quelques mots donc, ce roman nous raconte ce que c'est qu'une existence, non pas dans les grandes lignes mais par le menu, avec un style horripilant mais fichtrement bien maitrisé.

Roman

Stock

21,50
par (Libraire)
31 août 2021

Brillant et impossible à lâcher!

Impossible de lâcher ce roman à la saveur si particulière. Un mélange de brutalité et d'élégance. Abel est un flic taiseux, solitaire et névrosé (mais bien loin des clichés). Depuis une semaine il est suspendu de ses fonctions. On ne saura pourquoi qu'à la fin, car dans ce roman tout est pièce à conviction. Alors il erre, la nuit, il marche dans Paris jusqu'à épuisement, pour éviter que ses vieux fantômes ne le rattrapent. Un jour, un fait divers l'interpelle : quelqu'un a introduit un cheval vivant à Beaubourg. Abel sent que ça touche quelque chose en lui, mais à un endroit inaccessible. Au même moment, une nouvelle voisine entre dans sa vie avec grand fracas.
Claire Berest a eu une idée brillante en écrivant ce roman: un faux roman policier sur le monde de l'art contemporain, ou plus exactement de la performance artistique. On danse au bord de la folie tout comme les protagonistes et on admire le tableau final, qui nous prend par surprise.

Christian Bourgois

18,50
par (Libraire)
31 août 2021

être ado en 1990

Quelque part dans la banlieue de Paris, dans les années 90. Salomé Kiner nous raconte l'adolescence de cette gamine, sans jamais tomber dans le sordide (et pourtant il y aurait de quoi!), grâce à son sens de la formule et à son je-ne-sais-quoi de détachement et d'espièglerie qu'on retrouve parfois dans les romans ado de Marie-Aude Murail ou de Malika Ferdjoukh. Entre le naufrage de sa famille après le départ du père (qui ne brillait déjà pas beaucoup dans son rôle de père) et ses fréquentations plus que douteuses, la jeune fille va réussir à traverser les turbulences de cette période grâce à son côté ingénu et à sa capacité d'analyser le monde qui l'entoure. Etonnante photographie d'une jeunesse des années 90 dans la grande banlieue, écriture complètement maîtrisée et côté parfois cru assumé.