Un jour ce sera vide

Un jour ce sera vide

Hugo Lindenberg

Christian Bourgois

  • par (Libraire)
    3 novembre 2020

    Un merveilleux voyage dans le monde l'enfance.

    Il se raconte, ses vacances à la plage, sa grand-mère qu'il adore, sa rencontre avec Baptiste, ses premières émotions, ses rages. Un regard vif, une sensualité naissante, narrés avec des mots chocs !


  • par (Libraire)
    30 octobre 2020

    L'évocation des sensations et souvenirs de l'enfance

    On est très sérieux quand on a 10 ans. Le narrateur de ce premier roman étonnant de grâce et de maîtrise est en effet un jeune garçon timide et réfléchi. En vacances avec sa grand-mère sur la côte normande, c'est à l'occasion d'une mise en pièce d'une méduse sur la plage, digne d'un sacrifice rituel, qu'une amitié immédiate et inconditionnelle va se créer entre lui et Baptiste. Un garçon, miroir opposé du narrateur, et dont la famille idéale va amener son lot de scènes inoubliables tout en faisant ressortir la gaucherie de notre conteur. Saute immédiatement aux yeux du lecteur la galerie de très beaux portraits, à commencer par la figure de la grand-mère, qui constitue un des points forts du roman d'Hugo Lindenberg. Il signe ici une très belle évocation des sensations liées à l'enfance (où un geste, un regard prend des proportions démesurées) pour un enfant dont la vie, à défaut d'être vide, sera marquée du sceau de l'étrangeté et de la difficulté de trouver une place à soi dans un monde aux codes mouvants et absurdes.

    Marine et Martin


  • par (Libraire)
    13 octobre 2020

    Le narrateur, solitaire petit garçon de 10 ans, passe ses vacances au bord de la Manche, en tête à tête avec sa grand-mère, merveilleuse figure tutélaire de ce roman. Les journées passent en observation du monde qui s'agite autour lui, voisins d’immeubles ou de plage, sa tante, les fourmis, les méduses. Ce monde fascinant ou monstrueux lui reste pourtant étranger jusqu'au jour de sa rencontre avec Baptiste qui lui accorde miraculeusement son amitié, lui, le garçon à la famille normale, ordonnée, élégante, bourgeoise - autant d'attributs qui ne sauraient caractériser son propre univers.
    Hugo Lindenberg construit un premier roman sur l'enfance, l'éveil à la conscience du monde, les différences, les sentiments, dans une prose ciselée, émaillée d'images surprenantes, qui frappent par leur pouvoir d'évocation : une écriture comme un sismographe des émotions. Un texte extrêmement touchant et juste.


  • par (Libraire)
    9 août 2020

    Sur la plage abandonnée...

    Un été en Normandie, le narrateur, un garçon de 10ans, passe ses vacances chez sa grand-mère, chez qui vit aussi sa tante « folle ». Un jour, à la plage, il rencontre Baptiste, un garçon de son âge, à la famille, en apparence parfaite. Une amitié forte se noue entre eux. Mais dès le départ, le narrateur ressent une sorte de gêne, de honte, la peur d'être jugé pour sa famille bancale, et une blessure enfouie qu'il a du mal à confesser. Au-delà de la chronique estivale, ce premier roman nous replonge dans cet état d'enfance entre nostalgie lumineuse, tendre mélancolie et cruelle lucidité. Il questionne toute ces barrières qu'on s'inflige soi-même, toutes ces hontes qui nous empêchent d'avancer, d'être nous-même pleinement. Ce roman à hauteur d'enfant a l'intelligence de ne jamais en singer le vocabulaire ou les attitudes. Un premier roman éblouissant de maîtrise et de poésie, de justesse et de beauté.


  • par (Libraire)
    18 juillet 2020

    Coup de Coeur de Rémi

    C'est l'histoire d'un été en vacances, où l'enfant s'ennuie ferme.
    Il traîne là avec sa grand mère, et s'occupe en observant les familles "normales" à la plage.
    Jusqu'au jour où l'enfant rencontre Baptiste, dont il se fait un ami. L'Ami des Vacances.

    Voilà un livre où il ne se passe pas grand chose.

    L'enfant est engoncé dans sa gêne (C'est l'âge où l'on a honte de ses parents, ou de sa mamie, dans son cas), dans son ennui, dans son envie d'être n'importe qui d'autre que lui-même, dans la peur qu'exerce sur lui sa tante handicapée, dans l'étonnement face au gouffre qui le sépare des visages souriants des photos en noir et blanc qu'il trouve, dans son identité flottante.

    Voilà donc un livre où il se passe mille choses.

    Un premier roman épatant, très sensible, avec cette poésie de l'enfance, des genoux crottés, des Super Picsou Géant et du quotidien qui, moi, me touche beaucoup.

    Un sorbet.